Délire d'un fou
Note de l'auteur:
Le texte de cette page peut vous paraître interminable mais, à mon humble avis, ça vaut le détour. Néamoins, si vous souhaitez ne pas le lire en entier et continuer la visite du site (surtout si vous utilisez une connexion internet facturée à la minute :-) ), je vous autorise à faire une copie de cette page sur votre disque. Biensur, cette copie ne dois être utilisée que pour un usage privé. Je vous rapelle que vos critiques sont les bienvenues, et promettez moi de revenir me visiter.
Introduction:
Cher visiteur, que vous ayez atterrit sur ces pages par hasard ou que vos pas aient été décidés, sachez quil ny aura pas ici de poésie, de pensées, d'idées ni de réflexions, même si vous croyez en trouver. Vous ne serez même pas consolé par un beau style ou une belle présentation. Vous ne trouverez rien de logique ou de cohérent. Pas de ligne directrice, un thème qui vous capte. Ici, vous trouverez du délire, que du délire: le délire d'un fou.
Alors, cher visiteur, si vous êtes prêts à écouter les récits dun fou étalés sur des pages qui nexistent que dans votre imagination. Si la curiosité vous incite à plonger dans cet univers inconscient. Si lindifférence et la peur ne vous pressent pas de fuir cet endroit sans plus tarder, alors poussez la porte et entrez. Mais n'oubliez jamais durant votre visite que ceci n'est que le délire d'un fou!
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Vie insipide | ![]() |
| Je
me réveille et je me rends compte que je vis encore, que je respire. Je me rappelle que
je dois me lever, pour refaire les mêmes choses quhier et, sans doute, les mêmes
que demain. Je regarde par la fenêtre et je vois cette même foule. Ces même gens qui
vont et qui viennent. Indifférents à ce qui les entourent. Ils marchent vers quelques
endroits, toujours les mêmes. Leurs corps se croisent mais jamais leurs regards. Jamais
de sourire sur leurs visages sinon une grimace dictée par les règles de la courtoisie
quils sefforcent de jouer. Ils font ça aussi naturellement quun chien
qui bave en voyant un os, ou un serpent qui mord face au danger. Parfois ils jettent à ma
fenêtre un regard furtif, feignant que je nexiste pas. Je répond par la même
absence. Qu'est ce que je ferai alors? Existerai-je encore? Je serais du néant?
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Le néant | ![]() |
Mais qu'es ce que le néant. Est-ce que cest le nom qu'on donne à quelque chose qui existe mais qu'on ne ressent pas ou est-ce que c'est le nom qu'on donne aux choses qui n'existent pas ? Et quest ce qui resterait de moi. Rien que ce corps quon sest empressé de mettre sous terre, pour ne plus avoir à sen souvenir. Et cette âme qui la habité ? Ainsi tous ce quelle a vécu sera perdue à tout jamais ? Toutes ses souffrances enterrées avec ce corps froid, inerte, sans vie, sans âme ? Les vers qui viendront le dévorer pour nen laisser que de vieux os que le temps saura finir. Les passant devant cette tombe que les années aurons talée. Lherbe qui poussera tout au tour et finira par voiler. Je ne serai plus là pour leur parler. Je ne serai plus rien pour leur raconter. Leur dire quil fût un temps où ce corps vivait. Leur dire combien jétais futile et sot. Leur dire combien je regrette de navoir pas souri à ces gens qui passaient sous ma fenêtre. Ils mauraient peut être souri à leur tour. Peut être cherchaient-ils dans mon regard un signe despoir, un signe damour, un signe que je leur ai toujours refusé. Croyant, par égoïsme pur, que cétait à eux de faire ce premier pas. Je ne pourrai plus regretter davoir toujours voulu prendre sans jamais donner. Vivre heureux sans rien faire pour le mériter. Me lamenter sur mon sort, souhaiter ma propre mort et oublier que je vis encore. Si je devais ne plus exister ou ne plus être, je préfère retourner à la vie. Je préfère refaire chaque jour les mêmes choses que ne plus rien faire du tous. Peut être quun jour je me rendrai compte de la chance que jai de respirer. Réaliser que jexiste, que je suis, si ce nest pour les autres alors pour moi. Et si j'existais encore? Je suis en enfer?
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| L'enfer | ||
Mon âme est torturée. Je hurle de douleur mais personne nentend mes cris. Je suffoque de la chaleur des flammes, je caille de la froideur des indifférents. J'entends des cris venant du fond des puits. Là où les âmes sont damnées, là où l'on regrette ses torts, là où l'on se dit "et si nous avions eu une seconde chance". La seconde chance on l'a eu. On l'a même eu plusieurs fois. A chaque instant qui passait de notre vie, à chacun de nos soupirs, c'était une seconde chance. Mais on les a gâché à trop attendre de demain sans rien faire aujourdhui. Maintenant on paie. On paie pour ce qu'on a fait, on paie pour ce qu'on n'a pas fait. Quand on souffre, quon est malheureux, on simagine toujours quil ny a pas pire souffrance. On se plait à croire quon a pas de chance, que le sort sacharne sur nous. On a vu le pire et rien de pire ne peut nous arriver. Nous sommes pauvres et impuissant, on ne mérite pas ce qui nous arrive, cest injuste... Je réalise maintenant la légèreté de nos jugement. Car quand je ressens les coups de fouet déchirer mon âme. Quand je cris, mais que je n'entends pas ma voix, quand je pleure mais ne trouve plus mes larmes, je me dis: " Y a -t-il pire souffrance? ". Oui, il y a! Pire, je revis ma vie. Cette ancienne vie que je n'aimais pas, que je méprisais. Je la revis et en pire car cette fois elle ne s'arrêtera plus, car cette fois je ne pourrai plus rêver, cette fois je ne pourrai plus me réveiller, cette fois je ne pourrai plus espérer. Mais si je ne suis pas en enfer... je suis au paradis?
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Le paradis | ![]() |
A moi tous les plaisirs! A moi toutes les joies! L'harmonie, la paix de l'âme, le repos de l'esprit. J'y suis et j'y reste, pour l'éternité. Les étoiles qui pendent comme des lustres de cristal et que je fais briller au ciel de mon esprit. Un ciel où voguent les anges dans une danse offrant enchantement et entéléchie. Ni souffrance, ni pleures, que des visages qui sourient. Tous ce que je regarde devient lumineux, comme par magie. Je marche, et sur les traces de mes pas, naissent des fleurs au parfum délicat. Je mapproche de lange et je lui demande : - Pourquoi avons-nous été créait ? pourquoi le monde avec toutes ses peines et ses absurdités ? pourquoi le bien et le mal alors que le bien nous suffisait ? pourquoi les larmes puisqu il fallait à chaque fois les sécher ? pourquoi les proches puisquon devait les pleurer ? Pourquoi les corps puisquil fallait les enterrer ? Pourquoi la vie ? - Mais pour vivre ! Faut-il mourir pour réaliser que le pourquoi de la vie cest la vie elle même ? faut-il mourir pour découvrir que le secret de la vie se trouve en nous ? Ou alors serai-je réincarné? Mais en quoi? en dauphin?
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| Le dauphin | ||
| Je parcourrai les océans, je nagerai dans toutes les mers, je plongerai, je respirerai le bonheur. Je croiserai les bateaux, je me lierai d'amitié avec les hommes que j' accompagnerai pendant des miles. J'apprécierai surtout la compagnie des enfants. Je les porterai sur mon dos et ferai avec eux des ballades. Ils seront tout heureux d'être avec moi. Je leur parlerai de mes voyages en mer, de mes aventures, des îles que jamais un humain n'a visité. Ils me raconterons leurs aventures, leurs problèmes, mais aussi leurs rêves et leurs espoirs. Ce quils voudrons faire quand ils seront adultes. Leur désir de changer ce monde, de le rendre meilleur. Ils me rappelleront la pluie qui tombe sur la mer. Cette goutte de pluie claire et radieuse. Je la vois tomber du haut du ciel, presser quelle est de toucher la mer. Elle espère pouvoir la changer, ladoucir, lever ce voile opaque qui cache la richesse de son fond et ne laisse entrevoir que sa beauté superficielle. Elle espère montrer aux autres gouttes de la mer combien le fond est beau, combien le fond est bon. Oh! combien jen ai vue de ses gouttes de pluie qui croient pouvoir à elles seules changer le cour des choses. Mais à peine a-t-elle touché la mer quelle perd sa lumière, sa douceur, son innocence, son éclat. Très vite elle perd son essence et fond dans la masse. Elle devient une goutte deau de mer parmi des milliards dautres gouttes deau de mer. Elle oubli alors ses rêves, ses espoirs. Elle oubli même ses origines, son histoire. Comme les autres gouttes ont oublié ! Elles ont oublié quand, il y a très longtemps, elles sont venues du ciel, pures, angéliques, cristallines et fraîches. Mais en touchant la terre, elles ont été séduites par le goût du sel. Chacune voulait en posséder un peu. Mais plus elles en prenaient, plus elles en voulaient encore. Poussées par leur cupidité, elles ont absorbé tous ce quelles ont pues. Au point de perdre leur douceur et leur beauté. Au point doublié ce quelles se sont promis en venant sur terre, au point doublié leur vérité. Certaines ont eu plus de chance. Elles sont venues dans des endroits où il ny avait pas de sel. Loin des tentations, elles ont alors formé fleuves et rivières. Elles ont serpenté la terre dans tous ses sens et semées sur leur passage la vie. Sur leurs bords ont poussé des roseaux, des rizières, des villes. Mais apprenant par le vent la richesse des autres gouttes, elles ont pris leur chemin. Dans une course effrénée vers cette fortune, elles ont délaissé tous le bien quelles ont fait derrières. Parfois même, poussées par la jalousie et lenvie, cherchant la luxure à tout prix, elles ont inondé sur leur passage les champs et les vallées, tuant en quelques heures, ce quelles ont construit pendant des siècles. Dautres encore, se sont faufilé dans les entrailles de la terre. Enfermées dans leur enclos, elles sont resté sourdent à ce qui se passe dehors. Jusquau jour où, pressées par le poids et la lourdeur de lextérieur elles ont bondi vers une lumière quelle natteindront jamais. Elles sont retombé très vite sur terre et ont suivi leurs semblables. Pour être rester trop longtemps dans une obscurité où la moindre petite lueur paraissait comme le plus éclatant des soleils ou la plus divine des manifestations. Eblouies par la lumière du jour, elles se sont empressé dabsorber le sel qui les rend opaques, insensibles à cette lumière. Elles oublient toutes quun jour, éprouvées par le vent et le soleil, elles devront retourner au ciel et laisser le sel sur terre. Je reprendrai le large. Et je continuerai à errer dans les océans, remontant du sud au nord, puis retournant au sud à nouveau. Mais un jour, je serai lasse de nager, d'avoir à remonter à la surface pour respirer, à accompagner les bateaux, à jouer avec les autres dauphins, à fuir les requins. Peut être aussi que je terminerais mes jours dans le plat d'un fin gourmet, ou dans le laboratoire d'un illuminé. J'aurais tout oublié de mon ancienne vie, oublié le goût des fruits, les tables de classes, les parties de football... Mais si j'étais autre chose. Un papillon?
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| Le papillon | ||
Je ramperai sur les branches des arbres. Je me confondrai dans le paysage qui m'entoure, jattendrai dans un cocon avant d'éclater à la vie. Alors je volerai ! J'irai de fleur en fleur, de jardin en jardin. J'égaierai de ma présence les yeux des gens, j'embellirai de mes couleurs l'habit du printemps. J'effacerai des esprits les dernières traces de l'hiver, je leur rappellerai les joies de la vie. Je volerai dans les champs, je délecterai le nectar des fleurs qui par moi revivront. Je vivrais intensément chaque instant, je le savourerai pleinement. Chaque jour est unique. Il est vécu comme si cétait le dernier, et un jour, se sera le dernier. Car elle est courte la vie d'un papillon. Quelques jours pour ensuite finir dans la collection d'un humain que jaurais fasciné, ou être traîné par le vent jusqu'à ce que mon habit se déchire, s'éparpille dans tous les coins et que revienne l'hiver pour faire oublier que j'ai existé. Comme s'il se vengeait de moi pour l'avoir fait oublié. Mais peut être que je serai un oiseau. Serais-je un rapace?
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Le rapace | ![]() |
Je me jetterai sur mes proies comme un éclair, je savourerai leur viande fraîche. Je les tiendrai entre mes griffes jusquà ce quils aient rendu leur dernier souffle. Je lirai dans leurs yeux la terreur qui les emporte en devinant ma présence. Je ferai planer l'ombre de la peur sur les steppes. Je tuerai pour vivre je suis obligé de tuer pour vivre. Je ne le fais pas pour le plaisir, pour lamusement. Je le fais pour continuer à vivre et faire vivre les miens. Chaque vie que je prend prolonge la mienne. Mais je ne prend pas la vie, je ne prend pas lâme : je ne prend que le corps. Pourquoi suis-je obliger de tuer pour vivre ? Et si je n'étais pas obligé de tuer, si j'étais un charognard?
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Le charognard | ![]() |
Je serai comme un vautour, guettant l'ombre de la mort qui s'abattra sur les animaux. Je souhaiterai presque leur trépas. Je me plairai à les voir rendre leur dernier souffle, je mextasierai de joie en les voyant, enfin, inanimé, sans vie. Je me précipiterai alors sur eux, je les dévorerai en entier, je me disputerai leurs morceaux avec mes semblables, sous l'il indiscret d'une caméra qui n'aurait rien fait pour changer le cours des choses, cherchant la force de l'image, l'argent qui en découlera au détriment de la vie. Cest vrai, lhumain sest interdit de simmiscer dans les affaires de la nature. Lui, il nintervient que pour tuer par plaisir, abattre des forêts, faire dévier le cours des fleuves. Semer la désolation et le KO. Je poursuivrai mon voyage. Jirai de plaine en plaine, suivant partout la mort. Laccompagnant dans tout ses périples. Jusqu'au jour où je verrai l'ombre de la mort approcher. Je jubilerai alors pour un énième festin, mais je ne le savourerai pas. car cette fois, la mort est venue pour moi. Je ressentirai alors ce que mes proies ont dû ressentir: la peur, la détresse pour ceux qui voulaient encore vivre, la délivrance et le soulagement pour ceux qui n'en pouvait plus. Mais peut être que je serai un oiseaux ?
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L'oiseau | ![]() |
Je serai un oiseau qui se nourrit de graines, d'amour et d'eau fraîche... Oui, je me souviens! Je me vois encore, volant au-dessus des villes, planant sur les hauts des collines, traversant les océans et les terres. Je me vois encore suivre le cours des rivières qui se jettent dans les bras de la mer. Je me vois survoler des forêts verdoyantes, écouter les chants des oiseaux, les rires des enfants. Et ce n'était pas un rêve, ce n'était pas une hallucination. Jai volé si haut que je repoussais à chaque battement de mes ailes les limites du ciel. Je caressais de mon corps les rayons du soleil, je chatouillais avec mes plumes la lune qui m'esquissait un beau sourire. Je voyais son visage argenté sur la surface des lacs. Que leur eau était claire, que leur beauté était profonde. Je frôlais leur surface, et je m'y voyais tout heureux, si plein de vie. Je remontais par les courants d'air chauds et doux. J'allais vers les mers que le soleil dorait par sa lumière et que le ciel habillait par sa couleur. Oui, je me souviens. J'ai volé le long des côtes. J'ai vu des couleurs une harmonie: or, vert, azur et j'en oublie. Je voyais de la haut le monde et il était si beau. Les gens étaient si minuscules et pourtant grouillaient de vie. Comme des fourmis après une nuit de pluie. La nuit! Je me plaisais à aller vers les étoiles que je n'atteignais jamais mais que je dépassais. Je suis monté encore plus haut que toutes les cimes, l'Everest et K2. J'ai vu les gens jubilaient en atteignant leurs sommets. Ce n'était pas un rêve, ce n'était pas une hallucination. J'ai, aussi, vu la fumée montait des chemines des usines mais je préfère gardait le souvenir de la fumée montant des feux de camps. Où se réchauffaient des amoureux la nuit sous les étoile. Oui j'ai vu ce feu qui réchauffait les gens, qui éclairait leurs chemins, qui les faisait vivre. Et j'ai vu en lui l'amour. Comme j'ai vu le feu qui ravageait les forêts, qui brûlait les villes, qui détruisait les temples. Et j'ai vu en lui la haine. Je suis allé dans des contrées où votre esprit n'ira jamais s'aventurer. J'ai vu des choses qu'aucun de vous ne pourra imaginer et quaucun mot ne saura décrire. Là où le jour côtoie la nuit. Où les fleurs ne sont jamais flétries. Et jai vu des paysages que nos yeux, ne peuvent pas saisir. Jai entendu des musiques que nos oreilles ne peuvent ouïr. J'ai vu le balancement des algues au rythme des marrés, j'ai entendu le chant des vagues venues mourir au pied des rochers. Et ce n'était pas un rêve, ce n'était pas une hallucination. J'ai aussi connu l'abîme...
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L'abîme | ![]() |
Oui je me souviens. Je me souviens quand j'étais pris de désespoir, je me souviens des endroits où je suis allé. Oui, je suis allé dans les profondeurs de la nuit. Là où les rayons du soleil vous glacent, là où les âmes sont perdues. J'ai vu lobscurité de la fin, le vide, le néant. Là où toute matière cesse d'exister, où la vie ne vient jamais. Là où plus rien n'a de goût, où tout est laid car pareil. Tout se ressemble, tous se confond. Et j'ai entendu les cris du silence, j'ai ressentis les douleurs que le temps rend infinis. Le temps. Il n'existe plus que pour vous rappeler que vous êtes fini. J'ai glissé dans le gouffre du désespoir et du doute. J'ai été emporté par les courants de la désillusion et j'ai vu. J'ai vu à travers l'opaque brouillard de la solitude, la tristesse des âmes, les pleurs, les souffrances. Jai vue le malheur, la misère, le chagrin. Les âmes qui se cherchent sans jamais se trouver, car il n y a ni lieu , ni espace, que labsence, le néant. Je suis tombé dans le trou noir. Là où tout est emprisonné, même la lumière de l'espoir: elle ne peut s'en échapper. Vous la croisez mais sans la voir ni même la deviner. Tout est froid, indifférent, triste, obscure. J'ai respiré le vide qui m'entourait, mais c'est lui qui m'a aspiré. Là bas tout est arrêté. Rien ne bouge. Même les électrons ont cessaient de graviter autour du noyau. Lassés par la répétition du même mouvement encore et encore. Ils ont perdu leur charge, leur énergie. Et j'ai vu la mort, j'ai sentis ma fin, que je n'existais plus. Je me suis dirigé vers ma mort et, sur le bord du chemin, j'ai vu l'amour qui agonisait. Je me suis arrêté et je lui ai donné ma vie. C'est alors que j'ai crié.
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La vie | ![]() |
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Je
suis la lumière du jour, je suis le voile de la nuit.
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