| Assis sur ma
chaise, le regard perdu.
Le vent qui souffle sur le lac, les oiseux qui renoncent à voler.
Le soleil qui se cache derrière les nuages, la nuit qui sapprête à tomber.
Le brouillard qui déforme le paysage, la peur qui commence à memporter.
Ma solitude comme une cage de laquelle on ne peut séchapper.
Mes mains agrippant le grillage, la pluie qui ne veut pas sarrêter.
Personne dans les parages pour, mes supplices, écouter.
Laissé à la fleur de lage seul devant ladversité.
Jécris mon histoire sur des pages que jenfouis dans ma pensée.
Les larmes brûlant mon visage, le sort qui sabat sans pitié.
Mon corps au bord du rivage, mon âme que je sens égarée.
Victime dun collectif naufrage den nul ne sera rescapé.
Lespoir nest quun mirage depuis quil ma abandonné.
Les souvenirs de son passage de ma mémoire se sont effacés.
Jai envie de marcher sur leau du lac mais jai trop peur de couler.
Je vois dici le sarcophage dans lequel je serais enterré.
Piètre emballage pour une piètre destinée.
Jai envie de plier bagage mais je ne peux me lever.
Je veux savoir ce quil y a derrière cette colline mais je ne peux y aller.
Alors jimagine.
Jimagine une vallée où tout les gens sont ravis.
Le bonheur illumine leurs visages, sur leur village le soleil brille.
Les oiseaux qui chantent en cur, les enfants qui sourient.
Des papillons et des fleurs : une pure poésie.
Ils sémerveillent, ils espèrent, ils déchantent, ils oublient.
Ores rient et ores pleurent : ils font honneur à la vie.
De lamour, du bonheur cest mon cur qui vacille.
Réveille-toi mon esprit !
Enlève cette poussière sous laquelle tu tes enseveli.
Regarde en face la lumière, nest pas peur dêtre ébloui.
Le temps que tu passes à regretter hier et redouter demain, passe le à vivre
aujourdhui.
Quand la mort viendra te cueillir et quelle te demandera :
"Quas tu fais de ta vie ?"
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