Le Lac

 

Le lac

Francité

 

Assis sur ma chaise, le regard perdu.
Le vent qui souffle sur le lac, les oiseux qui renoncent à voler.
Le soleil qui se cache derrière les nuages, la nuit qui s’apprête à tomber.
Le brouillard qui déforme le paysage, la peur qui commence à m’emporter.
Ma solitude comme une cage de laquelle on ne peut s’échapper.
Mes mains agrippant le grillage, la pluie qui ne veut pas s’arrêter.
Personne dans les parages pour, mes supplices, écouter.
Laissé à la fleur de l’age seul devant l’adversité.
J’écris mon histoire sur des pages que j’enfouis dans ma pensée.
Les larmes brûlant mon visage, le sort qui s’abat sans pitié.
Mon corps au bord du rivage, mon âme que je sens égarée.
Victime d’un collectif naufrage d’en nul ne sera rescapé.
L’espoir n’est qu’un mirage depuis qu’il m’a abandonné.
Les souvenirs de son passage de ma mémoire se sont effacés.
J’ai envie de marcher sur l’eau du lac mais j’ai trop peur de couler.
Je vois d’ici le sarcophage dans lequel je serais enterré.
Piètre emballage pour une piètre destinée.
J’ai envie de plier bagage mais je ne peux me lever.
Je veux savoir ce qu’il y a derrière cette colline mais je ne peux y aller.
Alors j’imagine.
J’imagine une vallée où tout les gens sont ravis.
Le bonheur illumine leurs visages, sur leur village le soleil brille.
Les oiseaux qui chantent en cœur, les enfants qui sourient.
Des papillons et des fleurs : une pure poésie.
Ils s’émerveillent, ils espèrent, ils déchantent, ils oublient.
Ores rient et ores pleurent : ils font honneur à la vie.
De l’amour, du bonheur c’est mon cœur qui vacille.
Réveille-toi mon esprit !
Enlève cette poussière sous laquelle tu t’es enseveli.
Regarde en face la lumière, n’est pas peur d’être ébloui.
Le temps que tu passes à regretter hier et redouter demain, passe le à vivre aujourd’hui.
Quand la mort viendra te cueillir et qu’elle te demandera :
"Qu’as tu fais de ta vie ?"

 

 

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Poésie

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