Francité

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Femmes

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Tel un chevalier qui de votre amour s’abreuve
Succombe aux coups de votre charme
Telle une montagne, en vous voyant fond en larmes
Larmes qui donnent rivières et fleuves

Une rose née d’une inspiration divine
Embellit par sa présence le jardin
Enchante nos sens de son doux parfum
Ensanglante nos mains de ses épines

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Comment, à l’ambroisie des Dieux éternels
Préfère-t-on le fruit de vos baisés
Qui au lieu de nous faire immortels
Nous fait mourir à vos pieds

Et Ulysse, n' a-t-il pas résisté aux chants des sirènes
Et à l’arc était, plus habile qu’Apollon
Comment a-t-il péri par la flèche de Cupidon
Et n’a pu résister à l’appel d’une humaine

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Combien de royaumes et combien d’empires
Pour une femme se sont ils fait la guerre
Et combien d’hommes encore sur cette terre
Pour les yeux d’une femme sont prêt à mourir

Ô Venus, en offrant aux femmes la beauté
Tu as fais de la moitié des Hommes des déesses
Qui sous leur apparente faiblesse
Ont fait des hommes des esclaves domptés

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Votre beauté me laisse en émoi
Votre sourire, tel un aimant m’attire
Votre grâce qui le cœur fait fléchir
Votre regard qui de flèches me foudroie

Plus belle qu’un coucher de soleil
Plus douce que le miel des abeilles
Endort ma raison et réveille
En moi les plus torrides passions

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Pour vous, je décrocherai les étoiles du ciel
Et sur l’olympe chanterai vos éloges
Et même que de l’or je vous ferai des toges
Tellement votre amour m’ensorcelle

Ô dieu de l’amour Eros
Enlève de mon cœur cette flèche
Qui allume en lui une flammèche
Et lui fait creuser sa propre fosse

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Dieu à fait l’univers à votre image
Beau, mystérieux, fragile et généreux
Cruel, foudroyant, âpre et capricieux
Le conquérir ? plus qu’un songe, c’est un mirage

Ô Dieu ! délivre moi de ce mal insoumis
Pour que cesse mon âme de languir
Et pour que puisse en moi s’épanouir
Le doux mal que tu as bénis.

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Vous êtes le diamant dans son éclat
Vous êtes la soie dans sa douceur
Vous êtes la rosée dans sa fraîcheur
Vous êtes le cristal dans son délicat

Vous êtes le soleil mes dames
Qui nous réchauffe et nous éblouie
Vous êtes le vin ,vous êtes l’eau-de-vie
Qui nous enivre et nous enflamme

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Ni l’envol de l’aigle dans les airs
Ni le paon en déployant ces plumes,
Ni la mer en déposant son écume
Ni le soleil et la lune qui nous éclairent

Ni les jardins aux mille senteurs
Ni les richesses que la terre recèle
Ni la pluie, ni même l’arc-en-ciel
Ne peuvent atteindre votre splendeur

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La lune et les étoiles mes dames,
La mer, les fleurs, les papillons
La poésie et la musique ne sont
Que le pâle reflet de votre âme

Acceptez , mesdames, ce poème
Acceptez le donc mes muses
Car je n'ai su trouvé autre ruse
Pour vous dire: "femmes  je vous aime!"

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Copyright © Hiflamo-MHJ 1999. Tous droits réservés.

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