La mer

Francité

 

Quand je pose mon regard
Sur ton corps ondulant
Quand je reste le soir
Pour écouter tes chants

Qui me content les histoires
De ces peuples lointains
Et me font entrevoir
La beauté de leurs coins

Au delà de l’horizon
Où tu côtoies le ciel
Qui donne à ton fond
Des couleurs la plus belle

Quand je repose mon corps
Entre les bras de tes flots
Que je ferme les yeux et dors
Comme un bébé dans son berceau

Quand du rythme de tes marées
Viennent s’imprégner mes vers
Et que se couchent mes pensées
Comme tes vagues en touchant terre

Quand vient ta brise, mer
Caresser mes cheveux
Et que vient ton bleu-vert
Chatouiller mes yeux

Quand je respire l’odeur
De tes airs salés
Qui dépassent en douceur
Les plus doux ruisselets

Qui refusant l’épreuve
De ne pas être toi
Fusionnent en fleuves
Et se jettent dans tes bras

Quand je m’allonge la nuit
Sur tes plages dorées
Ou au soleil du midi
Qui vient ma peau bronzer

Quand pour empoigner la fièvre
De tes eaux lave mon visage
Et que mouillent mes lèvres
Dans ton suave breuvage

Quand tes vagues joyeuses
Font valser les voiliers
En une journée radieuse
De printemps ou d’été

Et quand vient l’hivers
Et se vident les plages
Tu jettes ta colère
Sur les bateaux en naufrage

Quand je ressasse tes souvenirs
Un jour triste à ma fenêtre :
Seule toi peux épanouir
Mon âme, mon être

Et quand enfin je refoule
Tes plages, l’hivers passé
Me bousculent tes houles
Pour leur avoir trop manqué

Et moi ne cachant pas
Mon bonheur ma gaieté
Je m’adonne à toi
Pour me faire pardonner

Alors tu me prends dans ton ventre
Loin, très loin des rivages
Et tu me fais découvrir l’antre
Des plus beaux coquillages

Puis me ramènes à ma place
Quand la lune argentée
Habille ta surface
De son plus beau reflet

Alors je m’en vais
Plonger dans mes rêveries
Qui me plongeront dans le douillet
De tes flux, de ton lit

 

 

Copyright © Hiflamo-MHJ 1999. Tous droits réservés.

Femmes

Poésie