Demain...

 

Francité


J'ai mis dans ma musette ma plume,
Du papier, de l'encre dans une fiole
A manger, à boire, quelques bricoles
Et je m'en vais loin de cette brume

 Loin derrière moi cette grisaille
Cet air impur, cet Incessant bruit
Les gens pressés, le temps qui les fuit
Cette fourmilière et cette pagaille

Je prends le chemin des vastes plaines
Des forêts qui tendent vers le ciel
Leurs branches d'une façon telle
Que le ciel, ému, les fait sienne

Je marcherai dans les vertes prairies
Je dormirai dans les champs de fleurs
Dont le parfum et les douces couleurs
Me feront oublier qui je suis

Quand les rossignols au petit matin
Chanterons en cœur pour me réveiller
Je laverai mon visage de la rosée
Cristalline au parfum de Jasmin

 Je regarderai pendant des heures
Les gouttelettes d'eau qui dans le ciel
Peignent en nuance une aquarelles
Qui dans la vie puise ses couleurs

Je suivrais les tourtereaux du regard
Et les papillons qui de fleur en fleur
Accomplissent la danse du bonheur
Qui donne au monde un goût de nectar

Je contemplerai les champs d'iris
Les fontaines fraîches, les cloches de muguet
Les clous de girofle, les bancs d'œillets
Et l'herbe verte qui le sol tapisse

Le Soleil traînant sa longue chevelure
Pour contempler, ne serai-ce qu'un instant,
Les étoiles brillant au firmament
Qui le ciel ornent d'une belle parure

Les rivières descendant des hautes cimes
Les bouquets de lys fleurissant le soir
Que compose la nature pour pouvoir
De son poème parfaire la rime

Ô tulipier au sourire angélique
Ô brise du printemps au parfum musqué
Ô ciel azur de nuages parsemé
Et vous rosier aux couleurs féeriques

Ô mont et cimes surplombant les clairières
Ô Lune d'argent et astres vagabonds
Ô forêt vertes, ruisseaux et buissons
Ô fleurs naissantes sur les rives des rivières

Ô beautés qui les rochers font pleurer
Ô feuilles: vertes et ambrés leurs couleurs
Ô fruits d'éden d'exquise saveur
Que n'alliez vous pas égayer ma cité

 Demain, je retrouve mon foyer
Je changerai les couleurs de ma ville
Je répandrai les odeurs dociles
J'arracherais ces clôtures rouillées

 Je marcherai tout le temps sans répit
Dans chaque ruelle de chaque quartier
Je prêcherai l'amour et chanterai
Les balades que les oiseaux m'ont appris

Je rappellerai les plaisirs oubliés,
Donnerai à la vie des couleurs de fête,
Montrerai comment le temps on arrête
Quand on s'arrête pour admirer la beauté

 

 

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