J'ai mis dans ma musette ma plume,
Du papier, de l'encre dans une fiole
A manger, à boire, quelques bricoles
Et je m'en vais loin de cette brume Loin derrière moi cette grisaille
Cet air impur, cet Incessant bruit
Les gens pressés, le temps qui les fuit
Cette fourmilière et cette pagaille
Je prends le chemin des
vastes plaines
Des forêts qui tendent vers le ciel
Leurs branches d'une façon telle
Que le ciel, ému, les fait sienne
Je marcherai dans les
vertes prairies
Je dormirai dans les champs de fleurs
Dont le parfum et les douces couleurs
Me feront oublier qui je suis
Quand les rossignols au
petit matin
Chanterons en cur pour me réveiller
Je laverai mon visage de la rosée
Cristalline au parfum de Jasmin
Je regarderai
pendant des heures
Les gouttelettes d'eau qui dans le ciel
Peignent en nuance une aquarelles
Qui dans la vie puise ses couleurs
Je suivrais les
tourtereaux du regard
Et les papillons qui de fleur en fleur
Accomplissent la danse du bonheur
Qui donne au monde un goût de nectar
Je contemplerai les
champs d'iris
Les fontaines fraîches, les cloches de muguet
Les clous de girofle, les bancs d'illets
Et l'herbe verte qui le sol tapisse
Le Soleil traînant sa
longue chevelure
Pour contempler, ne serai-ce qu'un instant,
Les étoiles brillant au firmament
Qui le ciel ornent d'une belle parure
Les rivières descendant
des hautes cimes
Les bouquets de lys fleurissant le soir
Que compose la nature pour pouvoir
De son poème parfaire la rime
Ô tulipier au sourire
angélique
Ô brise du printemps au parfum musqué
Ô ciel azur de nuages parsemé
Et vous rosier aux couleurs féeriques
Ô mont et cimes
surplombant les clairières
Ô Lune d'argent et astres vagabonds
Ô forêt vertes, ruisseaux et buissons
Ô fleurs naissantes sur les rives des rivières
Ô beautés qui les
rochers font pleurer
Ô feuilles: vertes et ambrés leurs couleurs
Ô fruits d'éden d'exquise saveur
Que n'alliez vous pas égayer ma cité
Demain, je retrouve
mon foyer
Je changerai les couleurs de ma ville
Je répandrai les odeurs dociles
J'arracherais ces clôtures rouillées
Je marcherai tout
le temps sans répit
Dans chaque ruelle de chaque quartier
Je prêcherai l'amour et chanterai
Les balades que les oiseaux m'ont appris
Je rappellerai les
plaisirs oubliés,
Donnerai à la vie des couleurs de fête,
Montrerai comment le temps on arrête
Quand on s'arrête pour admirer la beauté
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